[Poème écrit au cours d'une balade dans la roseraie de Fourvière.]
Sur la terrasse du Lyon morose,
Je regarde les corbeaux voler,
Se perdre dans les nuages roses,
Au loin de la cité.
Soir qui tombe,
Automne humide,
Pensée perdue,
Petite brise.
Pourquoi je suis debout,
Alors que l'esprit est à terre
Devant ce monde qui boue,
Ce monde où, triste, j'erre.
Pas de questions,
Pas d'envies,
Joie absente,
Solitude.
Tout mon savoir n'est rien,
Le sens de ma vie n'a pas de chemin.
Perle la rosée du soir,
Aussi froide qu'un miroir.
Rentrons.
Un lit chaud,
Des ronrons,
Le quotidien...
J'invoque tout et ne vois rien.
Avatars absents de mes suppliques perdues,
Aucune leçons venue du néant.
Puisse un jour, me sentir moins nu...
Commentaires
Ravi qu'il te plaise ! ^^
Tu sais, il y a toujours un peu de vrai dans un poème. Mais quand j'écris je me sens bien.
c'est chouette, léger, et bien écrit. j'aime;
mais le fond de l'histoire est très morose.
pourvu que ce ne soit pas vrai
il y a tellement de joies qui attendent
sur les arbres,
des roses.