L'onirothèque

Recueil des mes écrits

posté le 14-04-2013 à 18:21:43

Mia, Mia, je suis le chat !

[Une petite poésie, pour un petit chat ! ^^ Bonne lecture ! ]

 

Mia
Mia
Mia
Je suis un petit chat.

 

Miou
Miou
Miou
Un gentil matou.

 

Ron
Ron
Ron
Un malin fripouillon.

Ô douce maîtresse,
Susurre-moi tes caresses.

 

Au diable l’attente !
Tu es mon affidente.

 

Rou
Rou
Rou
Je t’hypnose de mon roux.

 

Nya
Nya
Nya
Câline, câline-moi !

 

Miu
Miu
Miu
Dans tes tendresses je suis perdu.

 

Kazh, cat, gat,
Où que tu sois,
Maîtresse,
Tu es à moi ! :3

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. luciole777  le 15-04-2013 à 01:50:21

Adorable chaton! Joli petit poeme! Le chat nous choisit et non l'inverse! Une petite feline m'a adoptee et me voila avec un chat de plus! Chatleureusement.

2. Lyokoi  le 15-04-2013 à 19:59:04

Je dois beaucoup à mon chat aussi, puissent-ils toujours nous choisir ! ^^

3. Fouch  le 17-04-2013 à 00:09:03

c'est super! il y a du ryhtme, Chat che chur! smiley_id119154

 
 
 
posté le 18-04-2013 à 02:16:51

Boston

[En hommage aux victimes de Boston, et à toutes les victimes d'attentats dans le monde... ]

 

« — Je viens de perdre la vue, guide-moi s'il te plait. »
    Elle était terrifiée. Son sauveur qui lui avait garroté les deux jambes après l'explosion et qui la portait en lieu sûr venait de subir de plein fouet des éclats de schnarpel d'une nouvelle bombe. Il avait fait bouclier de son corps pour la protéger tout en continuant à la porter dans ses bras et marchait toujours dans la même direction dans la rue.
     Ses oreilles étaient assourdies par les cris, ses yeux alternaient entre la vue atroce de ses jambes en charpies à quelques centimètres en dessous de ses genoux et le visage impassible de l'homme qui la portait vers un endroit sûr. Sa bouche était sèche, elle suait à grosse goutte et vacillait à cause de l'endorphine.
     Elle se replaça dans les bras de l'inconnu en se tenant à son cou et senti que l'arrière du crâne de ce dernier était planté par un bout de métal. Elle comprit alors le sens de ses paroles. Mais elle n'en crut pas la portée. Comment pouvait-il encore la porter, ni même simplement avancer avec un bout de métal dans le crâne ?
     Il avait à peine vacillé lors de l'explosion, se contentant de la plaquer contre lui pour qu'elle ne fusse pas blessée à nouveau. Et là encore il avançait. Sans rien dire. Avec une confiance infinie en ses pas et en ses yeux à elle pour le guider lui.
     Elle déglutit devant cette réalité le guida vers une escadre de secouristes qui allaient vers eux. Ils les guidèrent vers une ambulance où ils s'assirent tous les deux sur la même banquette. Les ambulanciers repartir chercher d'autres blessés les laissant seuls après s'être assuré que ses garrots tiendraient quelques minutes supplémentaires.
     Elle tourna la tête vers lui. Il était accoudé sur ses genoux et elle vit alors le grand nombre de bout de fer planté dans son dos. Il n'y en avait qu'un dans sa tête. Vu de dos, il devrait être mort. Il ne bougeait pas ceci dit.
« — Ne meurs pas !
— Je suis vivant...
— S'il te plait, ne meurs pas...
— J'ai mal... Je ne peux plus bouger...
— Ne m'abandonne pas !
— Je pense à toi. Tu es la dernière personne que j'ai vue.
— N'abandonne pas !
— Jamais... »
     Et le temps redevint rapide. La prise en charge par les médecins, le transport à l'hôpital. L'effondrement de l'inconnu lorsqu'elle fût emmenée au bloc. Son réveil, sa famille. Deux jours de récupération post-opératoire. Elle avait bien perdu ses jambes. On lui proposerait des prothèses. Elle était sans nouvelles de lui.
     Elle avait insisté et l'infirmière avait cédé. Il était vivant mais dans un coma artificiel. Il avait passé quatre jours en bloc opératoire et on lui avait enlevé plusieurs kilogrammes de métal. L'opération s'était bien passée mais il était dans le coma.
     Sa mère avait fini par accepter de la pousser jusqu'à la chambre de l'homme. Il dormait sur le ventre, recouvert de bandages. Ses effets personnels étaient sur la table de chevet. Un porte-monnaie et quelques pièces. Une carte d'identité. Alaric. Deux ans de plus qu'elle. Pas d'autres infos sur lui. Pas de photo de femme ni d'enfant.
     L'infirmière le lui annonça quatre jours plus tard. Les médecins étaient à son chevet, il n'avait pas retrouvé la vue. Et puis elle se précipita. Elle dirigea son fauteuil vers l'ascenseur et deux étages plus haut et se rua dans la chambre.
     « — Pas de visite, s'il vous plait ! » Le médecin l'auscultait. « — Laissez-la, elle a besoin d'être là. » Il savait qu'elle était là, comme s'il l'attendait. Le soigneur opina mais lui fit signe de se taire, elle acquiesça.
    Il avait tout passé en revu. Ses seules séquelles seraient ses yeux. La lésion était trop lourde pour envisager une réparation sans risque. Ils l'aideraient, mais elle sortit de son silence et raconta ce qu'il s'était passé : les garrots, le transport, puis la suite, l'autre explosion, et le transport sans faille jusqu'à l'ambulance, sa volonté de rester éveillé jusqu'à ce qu'elle passe au bloc d'urgence.
     Le médecin était bluffé mais semblait déjà convaincu. Il appela une infirmière qui arriva avec un journal. Toute l'histoire était là. Elle lut à voix haute, pour lui, le récit d'un autre qui les avait vus et même photographié. D'autres photos prisent par d'autres, dans d'autres angles et même sa stature de veille dans l'ambulance par un journaliste.
     Il était connu par tous pour son geste, mais anonyme car ils furent parmi les premiers à quitter le lieu des atrocités. Il ne broncha pas mais demanda au médecin s'il avait terminé. Ce dernier lui serra la main « — Quoi que vous en pensiez, je suis heureux de savoir que quelqu'un comme est encore en vie. » Renfrogné, il acquiesça quand même et le médecin sorti.
« — Je suis désolée...
— Non. Personne ne peut être désolé pour ça.
— ... Tu as raison.
— ...
— Que vas-tu faire ?
— Plus rien. Je ne peux plus atteindre mon but.
— Je suis désolée...
— Non... Tu m'as sauvé la vie.
— Pourquoi ?
— J'allais tuer mon père. La seule famille qu'il me restait. Il m'avait fait beaucoup de mal et j'étais sur le chemin. Merci.
— Non, toi merci ! Sans toi j'étais morte ! Sans tes garrots je n'aurais plus de sang ! Tu t'es sacrifié, tes yeux ! Je veux être auprès de toi ! Alaric ! »
     Il resta muet. Sa déclaration venait du cœur et il était touché de plein fouet. Elle lui prit la main, il ne bougea pas. Et le temps s'égraina. Assit sur son lit les bras pendants de chaque côté, la main gauche dans les siennes. Et puis, une petite larme perla de son œil. Impassible, il pleurait devant son avenir et la proposition de la femme qu'il avait sauvée.
     Ses sanglots s'accentuèrent, le poids de la décision qu'il prenait bousculait profondément sa vie. Il était désormais aveugle... « — J'ai besoin d'yeux... » Elle le tira vers elle et le consola dans ses bras. « — Je m'appelle Loona... »
 


 
 
 

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